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Il y a un fait marquant dans la première édition du Prix littéraire Zamenga: la présence d’une seule nominée: Laurianne Matondo Odio pour « "ODIO", La Fille de ma mère. » Mediaspaul.cd est allé à sa rencontre et vous propose de découvrir cette jeune fille au talent écrivain. 

Mediaspaul.cd : Laurianne, ton nom figure parmi les nominés de la première édition du Prix littéraire Zamenga. Tu es la seule femme qui soit sélectionnée. Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

Laurianne Matondo (LM) : Eh bien ! Je m’appelle Laurianne ODIO Matondo, je préfère préciser mon nom, en effet j’ai choisi de participer au concours sous le nom de ‘‘Laurianne Matondo’’ et non Laurianne Odio parce que j’ai voulu me servir d’un nom d’auteur, et quoi de mieux que mon post nom? Je suis Laurianne Odio, 3ème d’une famille de 4 enfants, j’ai fait mes études secondaires au Lycée de Kimwenza ou j’ai obtenu mon diplôme en Latin-Philo. Puis je suis allée a l’UNIKIN pour y faire des études de Droit et j’y ai obtenue un diplôme en Droit Public Interne. Et actuellement je travaille dans une société de conservation de l’environnement et vente de crédit carbone (Wildlife Works Carbon), où j’occupe le poste de Policy Analyst.

Je suis passionnée par les belles histoires, j’ai toujours eue une imagination débordante, les histoires je m’en imagine une nouvelles tous les soirs. Et écrire « La fille de ma mère » n’a pas été compliqué, même si je dois avouer avoir du recourir a l’aide de ma sœur pour quelques conseils d’écrivaine, vu qu’elle en est une…

Mediaspaul.cd : Tu es la troisième au milieu de 8 nominés, Matondo. Une jeune fille… Avant de parler de ta relation avec l’écriture, mieux ton actualité littéraire, peux-tu exprimer comment te sens-tu comme la seule femme nominée?

LM : Dire que je ne me sens pas fière, ne serait pas vrai, être nominée est déjà une chose qui me fait extrêmement plaisir, et être la seule femme est très agréable à savoir. Mais en même temps cela me rend triste de constater qu’il y ait eu aussi peu de femme nominé, c’est quand même dommage.

Mediaspaul.cd : Tu as été sélectionnée pour ta nouvelle : « "ODIO", la Fille de ma mère ». Tu t’appelles aussi ODIO, non ? Tu racontes l’histoire d’une certaine ODIO, la fille d’une mère ou c’est ton histoire même ? En clair, « "ODIO", la Fille de ma mère », est-ce là une fiction ou une autobiographie?

LM : Premièrement j’aimerais rectifier un petit détail, le titre de ma nouvelle est : ‘‘La fille de ma mère’’ contrairement à « ‘‘ODIO’’ la fille de ma mère » et non, ce n’est pas une autobiographie, il s’agit juste d’une simple fiction. Les personnages, les lieux, les noms sont tout à fait les fruits mes imaginations.

Mediaspaul.cd : Des lecteurs de notre site sont peut-être curieux de lire même un petit extrait de « "ODIO", la Fille de ma mère », lequel leur proposes-tu ?

LM : Je proposerais a ceux qui aimeraient lire la nouvelles les 3 premiers paragraphes parce que c’est là que je présente l’héroïne, pour que ceux qui voudront mieux la connaitre aillent plus loin dans l’histoire ;

" Belle, ….Oui, belle, c’est un mot qu’on dirait inventé pour elle. La beauté de Lena c’est qu’elle en est totalement inconsciente. La beauté de Lena, c’est Lena elle-même. La beauté de Lena, c’est la force de sa douceur.

Lena, je la regarde un coup je tombe en admiration, je suis fière qu’elle soit de mon sang. Lena, je la regarde un coup je lui en veux. Je lui en veux d’être cette pure beauté au réveil comme au coucher que jamais je ne serais avec ou sans effort.

Aujourd’hui, que je suis en âge de comprendre, j’essaie de comprendre ce que jamais je n’ai pu comprendre toute ma vie plutôt. Aujourd’hui je crois que j’ai compris que Lena serai toujours pour tous la fille de ma mère et moi je serais toujours l’autre. Pour certains : la petite sœur de la fille de ma mère, pour d’autres, mademoiselle « tout le monde ». Lena a vingt ans, le bel âge. Elle a été belle à chaque âge. Elle a été belle cet enfant à travers les yeux de ma mère qui, enceinte d’à peine 8 semaines quand elle le su, avait prédestinée la vie de son futur enfant. Née d’un père d’origine latine et nord américaine puis d’une mère africaine généreusement fournie par notre mère nature, la fille de ma mère avait été dotée de tous les dons imaginables sur un phénotype."

Mediaspaul.cd : Et quel résumé de ton œuvre donnes-tu à ceux qui veulent en avoir une idée ?

LM : C’est l’histoire d’une toute jeune femme d’aujourd’hui, Magdalena affectueusement dit Lena, qu’à leurs manières 2 femmes vont aimer. Il y a sa mère, une femme écrasée sous le poids d’un énorme complexe qui traitera sa propre fille en projet de vie à vendre au plus offrant. Et puis, il y aura Diane, sa jeune sœur qui toute sa vie est restée en admiration devant sa chère sœur et qui toute sa vie a été fortement intriguée de la relation entre leur propre mère et Lena.

Alors la nouvelle syncopée en image et presqu’en scenario par moment ne cesse plus de circonvenir, d’astreindre et de dessiner davantage le destin de Magdalena. Qui se trouve prise dans un étau jusqu’à ce qu’elle reprenne désormais les rennes de sa propre vie.

Mediaspaul.cd : Matondo, en t’écoutant prendre la parole après être citée comme nominée, il s’est révélé dans ton propos que tu as connu l’écrivain congolais Zamenga de son vivant, soit par tes familiers. Fort encore, tu aurais beaucoup lu Zamenga dont ce prix littéraire porte le nom. Peux-tu parler de cet écrivain comme tu l’as connu ou le connais encore par ses écrits ?

LM : Je dirais que je l’ai plus connu par ses écrits, c’est l’un des auteurs congolais que j’ai le plus lu, ou je dirais même que c’est l’auteur congolais que j’ai le plus lu, et ses histoires sont parfaitement authentiques, c’est facile de s’identifier à ses récits. Je dois rajouter que ZAMENGA BATUKEZANGA était un grand homme et un grand écrivain qui vivra éternellement à travers ses œuvres. Et personnellement parlant , l’un des souvenir que j’ai de lui quand je l’ai rencontré, est qu’il m’avait donné une ou deux astuces en écriture dont l’un était de toujours laisser les lecteurs dans un suspens, donc un certain appétit de lecture…

Mediaspaul.cd : Et quelle est l’œuvre de Zamenga que tu as la plus préférée ces derniers jours?

LM : Je n’en ai pas lue dernièrement, mais j’ai un tres bon souvenir de « Ba Ndoki » car c’était à mon humble avis l’un de ses chef d’œuvre ! Et je sais qu’il existe beaucoup d’œuvres posthumes de lui que j’aimerais lire.

Mediaspaul.cd : Madame Matondo, ta nouvelle paraîtra sous peu dans une anthologie avec les 7 autres nominés, et tu seras lu par le public, révélée à un large lectorat. Et le lecteur peut appréhender ton identité littéraire de l’écrivaine et même lire l’image que tu veux donner de toi-même dans tes écrits, ta vision du monde, ta conviction. Cette question est importante : si tu dois continuer à écrire, qu’attends-tu présenter à l’humanité entière à travers tes écrits, et cela, en tant que femme?

LM : Pour moi l’écriture, c’est comme rêver, et partager ces rêves avec les autres, j’aimerais changer les mentalités à travers ce que j’écris, entre autres donner ce goût de la lecture à tous ceux qui en voudront. Et d’ailleurs tel est le rêve de tous les écrivains…

Mediaspaul.cd : nous sommes arrivés à la fin de notre interview, madame Matondo. Nous te félicitons encore pour avoir été sélectionnée parmi les nominés et comme la seule femme. Nous te remercions enfin de nous avoir accordé ton temps pour cette interview. As-tu encore quelque chose à ajouter ?

LM : Je tiens à remercier tous les organisateurs du concours, ça a été un moment très divertissant d’écrire et de rencontrer d’autres auteurs, et j’encourage ces genres d’initiatives, et j’aimerais qu’il y en ait de plus en plus, car le congolais ont besoin de tomber amoureux de la littérature.

 

Lire : Prix litteraire Zamenga

 

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