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Lubumbashi (formerly known as Élisabethville) located in the southeastern part of Democratic Republic of the Congo, is the second-largest city in the country.
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Il est un fait que les réseaux sociaux entrent de plus en plus dans notre vie. Si nous assistons du jour au lendemain à la création de diverses applications dans les divers domaines de la vie, celui de la communication revient en première position ; son nombre est simplement incalculable.

Par ailleurs, on ne cesse de crier le mauvais usage des smartphones et des réseaux sociaux. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, tout le monde croit savoir tout, peut parler de tout et attaquer tout le monde sans être inquiété par un probable procès de diffamation. C’est un comportement qui inquiète les personnes sereines qui se voient vilipender par des inconnus qui se cachent derrière les clics. C’est ce que dénonçait Florent Ibenge, alors sélectionneur des léopards lors d’une conférence de presse, lorsqu’il a été insulté par les internautes congolais après la défaite de son équipe face à l’Ouganda : ‘’Le monde des réseaux sociaux est fait de la méchanceté. On dit n’importe quoi et se permet d’écrire n’importe quoi’’.

Florent Ibenge n’est pas l’unique à condamner ces pratiques sur les réseaux sociaux. Ces procès portant atteinte à la vie des personnes furent dénoncés par un éminent écrivain italien Umberto Eco en ces termes : ‘’Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles’’.

La communauté digitale congolaise laisse souvent un air de déception difficile à qualifier. En effet, parcourant les profils, surtout des jeunes, on est frappé par la qualité des diplômes et expériences. C'est dommage que les échanges ne se limitent qu'à la politique et parfois à l'injure. En plus, les internautes congolais ne ‘’likent’’ pas les idées ou les pensées profondes. Ils sont plus attirés par les publications qui rapportent les scandales sexuels et les informations partisanes. Ces injures, ou la violence, intériorisée ou extériorisée, résultent d’un manque d’éducation médiale (inéducation) : c’est l’expression d’une frustration qui n’a pas trouvé les mots pour se dire.

En effet, le manque d’inspiration serait le fondement de ce comportement ; quelqu’un ouvre un compte sur un réseau social, non parce qu’il en a besoin, mais parce qu’il a vu quelqu’un utiliser ce réseau social. Comme il ne connait pas trop ce qui se passe dans les réseaux sociaux en question, il cherche à se forger une image en se comportant en savant, spécialiste de tout ce qui passe sous ses yeux. N’ayant pas une formation de base sur les réseaux sociaux, il suffit qu’une publication ne soit pas de son goût ou de son leader politique, pour le voir se comporter en spécialiste en la matière, et que pour lui le propriétaire de la publication ne sait rien. Il critique tout, s'en prend à tout mais ne propose rien. Il est allergique à la moindre contradiction et prompt à bloquer les contradicteurs.

En ce temps où tout le monde souhaite voir le pays émerger, ce n’est pas à travers de pratiques pareilles que nous allons réussir à faire avancer notre pays. Le développement de notre pays passe tout d’abord par le changement de notre mentalité, ce n’est pas une chose nouvelle. Proposons des débats constructifs, apportons notre pierre à la construction de l’édifice qui est notre pays, et faisons tous l’effort de bien faire usage des réseaux sociaux pour notre bien-être à nous tout dans notre société.

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