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Année Biblique de la Famille Paulinienne

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Ce temps pascal pendant lequel nous sommes appelés à témoigner du Christ Ressuscité nous offre l'opportunité de méditer sur notre mission, ou mieux notre apostolat. Nous sommés de l'apostolat et en vue de l'apostolat, aimait répéter notre Bienheureux Fondateur, Jacques Alberione. Que la connaissance et la maîtrise de rouages ​​de notre apostolat nous permettent d'être des «apôtres-communicateurs» dignes de ce nom qui vivent et donnent le Christ intégral au monde par les nouveaux langages de la communication!

  1. Le Christ, apôtre et prêtre

Le terme « apostolos » est compris comme envoyé. L'Ancien Testament emploie le terme `` shaliah '' (serviteur, ministre) qui indiquait le représentant qualifié, celui qui avait le mandat, l'ambassadeur.

Cela peut nous aider à comprendre le Christ, apôtre du Père, investi de pleins pouvoirs par celui qui l'a mandaté, du fait que lui et le Père sont une seule choisie (cf. Jn 12, 20).

Du Christ '' apôtre '', envoyé, messager du père céleste, le Nouveau Testament lui donne ce titre dans la lettre aux hébreux 3,1: «Ainsi donc, frères saints, vous qui avez en partage une vocation céleste, considérez Jésus, l'apôtre et le grand prêtre de notre confession de foi ».

Jésus est donc l'apôtre du Père, son envoyé et on le sent encore mieux en ce temps de Pâques où l'on découvre que «Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son fils unique nous sauver» (Jn 3, 16). Jésus est alors l'envoyé du Père, son apôtre, avec la mission de nous transmettre l'appel divin à la foi, à la grâce et au salut. Il est le Révélateur de Dieu de manière complète et définitive. C'est lui le vrai messager du Père, celui qui récapitule en lui tous les prophètes et apôtres.

Dans l'Ancien Testament, le Christ, dans l'annonce prophétique, est présenté comme le serviteur par excellence, celui que le Père envoie, soutient, consacre et valide; on peut se référer aux poèmes ou chants du serviteur observé (Isaïe, 42, 1-9; 49, 1-7; 50, 4-11; 52, 13-15; 53, 12), qu'on a entendus dernièrement avant la Pâques.

Ce qui est plus intéressant dans la tradition qui colle au christ le titre d'apôtre; ce qu'il est dit du christ qu'il est apôtre et grand prêtre. Cela a une signification profonde car plus que Jésus christ n'est pas seulement l'envoyé par l'excellence de Dieu à l'humanité, mais fait lui-même, dans sa personne, l'alliance.

Jésus est l'ambassadeur de Dieu auprès de l'humanité et il est, en même temps, le représentant de l'humanité auprès de Dieu. Il est apôtre et prêtre auprès de Dieu; il parle avec autorité et agit avec autorité. C'est pour cela qu'il a dit: «je fais la volonté de celui qui m'a envoyé» (Jn 4, 32; 12, 49-51; 14, 31).

Et le Paulinien est le représentant du Christ, son apôtre-communicateur ; c’est pourquoi depuis le dernier chapitre général, le dixième, le Paulinien est défini comme apôtre-communicateur de l’évangile. Et avec la double expression de l’identité paulinienne, le Paulinien est apôtre-prêtre ou apôtre-disciple du Divin Maître (frère). Pour ce faire, qui se dit apôtre devrait aimer l’apostolat, sinon on renie son identité. Un paulinien qui s’assume à la suite du Christ, ne peut pas jouer avec l’apostolat. Le paulinien est né pour l’apostolat, parce que cela est sa mission reçue du christ.

  1. Saint Paul et Alberione, apôtres du christ et nos modèles !

b.1. La rencontre avec le Christ sur la route de Damas fut le point culminant de l’expérience spirituelle de Saul de Tarse. Le Christ entra si profondément dans sa vie jusqu’à la bouger complétement, et lui, de persécuteur devint apôtre. Aux apôtres, Jésus avait demandé le renoncement à tout ; à Saint Paul, il demande encore plus : il devra se convertir radicalement. Paul n’était pas à l’école du Seigneur comme les Douze, il n’avait pas fait l’expérience extraordinaire de la vie avec le Maître. Mais il revendique l’appellation apôtre, reçue directement du Christ par la volonté du Père (cf. Ga 1, 11-17 ; 1 Co 9, 1 et l’introduction de presque toutes ses lettres).

De ce qui s’est passé sur la voie de Damas, Paul n’a pas de doutes : c’est par la volonté de Dieu qu’il a rencontré le Christ Seigneur, c’est par cette volonté qu’il a été appelé apôtre de Jésus Christ et doit être appelé ainsi (cf. Rm 1, 1). Ce faisant :

- il sera apôtre de la lumière : la rencontre avec le Christ, le moment de son appel à l’apostolat, il le décrit comme une illumination ;

- l’apôtre de la souffrance et de la mort, dans l’assimilation à la passion et la mort du Maître ;

- l’apôtre de la liberté ;

- l’apôtre de l’universalité : celui qui embrassera et rejoindra tout le monde parce qu’il se sent ‘’débiteur de tous’’ ;

- l’apôtre qui utilisa tout moyen pour apporter à tous la Parole du salut : il a prêché, il a voyagé, il a écrit des lettres ;

- l’apôtre de la charité : parce que lui-même est l’objet d’un amour extraordinaire de Dieu.

b.2. Dans le sillage de Saint Paul, le Père Alberione a eu la géniale intuition que de nos jours, il est aussi nécessaire d’utiliser tous les moyens pour la transmission de la Parole de Dieu. On devrait davantage de nos jours, pendant cette Année Biblique de la Famille Paulinienne avec comme thème : « afin que la parole de Dieu poursuive sa course », imiter saint Paul ; justement parce que ‘’ la parole de Dieu n’est pas enchainée’’ (2 Tim 2,9), mais doit pouvoir résonner dans le monde entier (At 8, 4-25 ; 15, 5). Dans ce sens, le Christ est à annoncer, mais avant tout, nous devons vivre de lui.

N’oublions pas que nul ne peut donner ce qu’il n’a pas. Pour entrer dans l’intuition du Père Alberione, il faudrait s’enrichir du Christ pour donner le Christ : lui qui nous remplit de la totalité de sa personne, le Christ à donner dans sa totalité (cf. Jn 14, 6), et à annoncer par tous les moyens, spécialement les moyens modernes de la communication sociale, parce qu’il est le don de Dieu à l’humanité et parce qu’il est capable de rejoindre les multitudes.

Avec la pandémie qui sévit un peu partout, les gens ne vont plus tous à l’Eglise et il faut les rejoindre là où ils sont ; cela est important car les gens ont plus faim de la vie, comme nous l’entendions tous ces jours avec la lecture de Jean 6. Les enfants de Dieu de nos jours ne doivent plus être attendus, il faudrait aller les chercher. Comment cela ? A travers la radio, les réseaux sociaux et tant de moyens pour nous exprimer.

Le paulinien n’est pas cette personne consacrée qui a choisi la voie de la facilité, ni celle du papillonnage. Il faudrait que l’on se pose la question de savoir ce qu’on a fait pour Dieu à la fin de chaque journée, au bénéficie de son peuple ou encore, que feraient Paul et Alberione en ces jours, eux qui sont nos modèles. Le paulinien parle moins, et agit beaucoup parce qu’il est apôtre.

Le bienheureux Jacques Alberione dit : « l’apostolat suppose l’esprit de sacrifice. Sacrifice d’argent, de temps, de santé, d’estime ! Il entraîne déception, opposition, même de la part de ceux dont on s’attend le moins ; peut-être même des personnes qu’on veut sauver ou qui ont été l’objet de notre bienveillance » (CISP 560).

 

  1. La nature et l’âme de l’apostolat paulinien

c.1. la nature de notre apostolat

Si l’âme de l’apostolat de la part de l’apôtre se trouve être ‘’vivre du christ dans l’Esprit’’, la nature de l’apostolat c’est « donner le Christ » ; comme il s’est lui-même présenté : en tant que Voie, Vérité et Vie, comme on l’attend dans Jean 14,6, tout réside en ceci : vivre de Jésus Christ Voie, Vérité et Vie, et faire la charité du Christ à ces populations qui en sont privées et affamées, en donnant de fait le Christ total, Voie, Vérité et Vie.

Il arrive qu’on dise : « nous n’avons ni or, ni argent ; mais nous vous donnons par contre ce que nous avons : Jésus Christ, sa doctrine, sa morale, les moyens de grâce et de vie surnaturelle » (CISP 862). L’apostolat c’est donner à l’humanité le salut : Jésus Christ Voie, Vérité et Vie (CISP 165).

Les moyens de communication : la presse, le cinéma, la radio et la télévision constituent aujourd’hui les moyens les plus urgents, les plus rapides et les plus efficaces genres de l’apostolat catholique (UPS I, 323). Ces moyens sont donc orientés uniquement à ce but : communiquer le plus rapidement et le plus exactement possible l’Evangile du Christ (cf. Ga 1, 6-19). Et c’est intéressant de noter que le génitif du ‘’Christ’’, d’après les spécialistes, déclare la nature du nom qui précède ; il signifie donc « l’Evangile qui est du Christ ». Le noyau de l’annonce n’est donc pas une doctrine, mais une personne. Par notre travail, notre apostolat, nous annonçons une personne, et c’est le Christ.

Pour ce motif, le Père Alberione affirme clairement : « les moyens d’évangélisation sont variés, mais la méthode est une seule : donner Jésus Christ Voie, Vérité et Vie. On doit sanctifier tout l’homme, toute la société, établir le christianisme. C’est cela que la Société Saint Paul doit faire avec les moyens de la providence veut que le christianisme nous enseignés, qui sont plus féconds des fruits (CISP 1042).

Dans la nature de l’apostolat, s’enracine le ‘’sens pastoral’’ de la prédication dite instrumentale. L’esprit pastoral est justement la capacité de communiquer aux âmes Jésus Christ : « comme il s’est dit en une définition résumée : ‘’Je suis la Voie, la Vérité et la Vie’’ » (UPS I, 376).

Cela s’explique en 3 directions :

  1. Enseigner: c’est communiquer la vérité pour ouvrir l’intelligence de l’homme aux insondables richesses qui sont cachées en Jésus Christ. Toute action apostolique, de n’importe quel genre, doit être orientée au Christ pour présenter sa parole, chaque doctrine et chaque enseignement doivent procéder de l’apostolat.
  2. Eduquer: c’est guider l’homme sur la voie de comportement du Christ. C’est la morale, qui ne devrait pas devenir ‘’moralisme’’, c’est-à-dire imposition des préceptes du haut de sa cathédrale/sa chaire, mais exemple de vie. L’apôtre doit pouvoir dire comme Paul : « faites-vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ » (1 Co 11, 1).
  3. Sanctifier: cela signifie donner la vie pour les âmes, d’après le Père Alberione. Cela équivaut à faire vivre aux âmes la vie du Christ, c’est le devoir majeur de notre apostolat, l’engagement qui lui demande plus de dévouement et plus de vitalité intérieure.

c.2. L’âme de notre apostolat

Ne l’oublions pas, l’apostolat est donc un grand acte d’amour envers Dieu et envers le prochain. Si Dieu est amour, l’apostolat ne peut être autre que vivre l’amour et communiquer l’amour de Dieu. Et c’est important de savoir que l’apostolat ne peut donc pas parler de Dieu et son amour aux hommes par ‘’ouï-dire’’ : l’apostolat doit communiquer une expérience (cf. 1 Jn 1, 3) : « ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi ; pour que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ ».

Selon le langage de Saint Bernard, que notre Fondateur aime et cite tant, nous devons être comme la citerne qui diffère d’un canal. Il disait : « si tu as un peu de bon sens, tu chercheras à être une citerne et non un canal. Le canal reçoit mais distribue aussitôt. La citerne par contre, sait attendre jusqu’à être pleine, et puis elle verse sans problème ce qui est en plus » (Sermons sur les le cantique 18,3).

Et donc, l'âme de tout apostolat est le rapport de vie et d'intimité que l'apôtre établi avec son Dieu, de qui il reçoit le mandat d'annoncer son amour pour les hommes. D'où, ne jamais négliger ce que le Fondateur intimé '' l'apostolat de la vie intérieure ''. Pour lui, en effet, «l'apostolat de la vie intérieure est la source de tout apostolat. Il est obligatoire pour tous, il peut être accompli par tous et est possible toujours »(Pr A 229). Aussi, l'âme de tout apostolat est l'Esprit Saint, le protagoniste de toute action d'évangélisation et nous devons lui obéir au quotidien; rester dociles à ses orientations pour bien réaliser notre apostolat!

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