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Nous avons la joie aujourd’hui de nous présenter quelqu’un qui fait un premier pas dans le monde littéraire. Il vient de paraitre un roman qui parle de l’amour et l’a titré de « cure d’amour ». Un roman qui fait déjà rage dans son entourage. Alors, nous lui demanderons de se présenter, pour que tous sachons qui est-il ?

Bonjour monsieur ! Pouvez-vous nous parler de vous ? Bref, veuillez vous présenter pour que ceux qui veulent vous connaitre, soient bien informés.

Bonjour ! Parler de soi-même n’est pas toujours  une tâche facile ; souvent on laisse ce travail au soin d’un proche ; même là, la tâche ne reste pas encore moins facile : en se présentant soi-même ou en laissant ce devoir à quelqu’un d’autre, il y a toujours risque de passer à côté de l’essentiel qui nous échappe souvent qu’on donne parfois des détails superflus. Une  personne est toujours  plus que toute présentation. Je suis perplexe en me présentant, c’est pourquoi pour me présenter, j’opte recourir à la présentation faite sur le quatrième de couverture du livre que je viens de publier. Là, pour l’essentiel, il est dit que je suis congolais (R.D.Congo), gradué en Philosophie de l’actuelle Université Loyola du Congo (Kinshasa) et je chemine dans la Société Missionnaire de saint Paul. 

D’où vous est venue l’idée d’écrire ce roman ? Quelle en est la motivation ?

Vous parlez du roman, je parle plutôt des récits, c’est ce qui est écrit sur  la première de couverture du livre, mais tu n’as pas tort. A dire vrai, le terme "récit", lorsqu'il désigne un genre littéraire comme c’est le cas ici, rassemble toutes les sortes de textes narratifs, racontant des événements réels ou imaginaires.  En ce sens, un  roman est  aussi un récit. Dans ces deux genres littéraires (roman et récit),  on retrouve des séquences de narration, de description, d’argumentation, de dialogue. Il y a bien plus d’autres  précisons  à donner, mais je m’arrête ici. Maintenant pour répondre à ta question, n’est-ce pas  la  question de savoir d’où  d’où m’est venue l’idée d’écrire ce livre  touche  à la question de l’inspiration ? En lisant ces 4 récits, on remarquera que chaque récit  (puisqu’il y en a 4) a son histoire d’inspiration, toujours difficile de retracer. Ceux qui écrivent comprennent de quoi je parle. Concernant la motivation, c’est simple : j’ai décidé de sortir du silence de ce que je faisais. J’ai fait plusieurs des autoéditions, mais cette fois-ci, je me suis décidé de sortir officiellement avec cette première œuvre pour me faire connaître dans l’arène littéraire (quand même une première plume est souvent qualifiée de plume enthousiaste, mais il faut justement commencer par-là) et étayer déjà quelques idées que je veux communiquer. 

Pourquoi avez-vous désiré écrire des récits et non un livre qui parlerait peut-être d’une expérience ou de quelque chose de concret sur l’amour ? Et pourquoi le titre « Une Cure d’Amour » ?

C’est un choix. Je suis libre d’écrire  dans un genre que je veux. Une explication. Un récit ne raconte pas de mensonge…on ne peut pas dire qu’il raconte des réalités non concrète, loin de l’expérience.  Comme œuvre de fiction, un récit   est  une construction de l’imaginaire qui ne se détache pas de l’expérience vécue soit par l’auteur soit  par quelqu’un d’autre.  Et ce que j’ai écrit est une  peinture du vécu d’une société, sociétés kinoise et congolaise, ce qui y est vécu comme un ‘’théâtre social’’ avec un aveu d’élever les récits  au  niveau mondial.  Par exemple,  l’éloge et la défense de la famille  dans Un Testament d’Amour ne concernent pas  que la société congolaise, c’est toute l’humanité qui reconnaîtra la nécessité de sauvegarder la famille. La diabolisation de l’autre,  voir que c’est toujours l’autre qui fait mal ;  si l’on n’a pas réussi, si l’on n’avance pas, si l’on a échoué, si ceci m’est arrivé , c’est à cause de l’autre…une sorte de culpabiliser l’autre, cause de son malheur  sans voir sa propre responsabilité dans Une Cure d’Amour ; la  méfiance des uns face aux autres dans Sur le Chemin de Kimwenza ;  le problème de paix en appelant une réconciliation et la sensibilité  entre les « muluba », « mukongo », « muswahili », « mungala » dans Nuit Obscure rendent compte des réalités vécues au  quotidien  mais construites dans ces récits. C’est pourquoi je parle de l’amour qu’il faudra soigner, d’une cure d’amour ; ce n’est pas pour rien que ce titre est phare, précède les trois autres. Et je fais l’éloge de la famille et l’éloge du mariage qui ont cette mission ‘’thérapeutique’’ de l’amour. En fait, il n’y a  rien, selon moi,  qui soit aussi bien dit que l’amour dans un tel genre choisi, rien qui soit aussi chanté et exalté que la famille, l’école de l’amour  dans un tel genre. Je veux rejoindre mon lectorat dans la banalité de mes histoires pour communiquer  tout cela.

Vous venez de décliner votre identité, à voir votre statut, nous voulons savoir de quel amour parlez-vous ?

Ah bon (sourire) ! Je ne privilégie pas un amour au détriment des autres. Que ce soit l’amour agapè, éros ou  filial ; tout  est dans ces récits ; et donc c’est vraiment une cure complète,  une cure d’amour. (Grand rire

Quelles sont les difficultés que vous avez éprouvées en élaborant cet outil romanesque ? Et quel est votre souhait sur cette parution de vos récits?

Les difficultés  que je peux mentionner ici sont celles d’un  écrivain débutant. Ceux qui ont écrit un premier livre de ce genre comprennent mieux de quoi je  parle tacitement.  Comme un enfant qui pose  un premier pas pour marcher, le souhait est qu’il fasse  un deuxième puis un troisième pour continuer la marche, ainsi en est-il d’un jeune écrivain qui ne peut commencer à marcher qu’en claudiquant. Si avant, j’écrivais pour moi-même, mon public  est désormais plus grand  que je ne peux même pas le contrôler. Je dois l’avouer,  je ne peux pas me vanter avoir une plume parfaite directement à cette première œuvre ; c’est pourquoi je demande à toute celle et tout celui qui me lisent ou me liront  de penser toujours à me faire un feed-back si possible, car  la croissance de l’écrivain que je suis dépend aussi de vos suggestions, remarques et critiques, faites  en toute sincérité et honnêteté et surtout en tout état  d’ouverture de l’esprit ; et je vous en serai gré.

Comptez-vous en écrire un autre ? Si oui, quand?

Bon, je l’ai dit, un enfant qui commence à poser un premier pas doit continuer  la  marche… (Sourire)… le Ciel aidant, le public sera tenu au courant de ma prochaine publication. Présentement, je dois travailler...

Merci monsieur Christian DINO de votre disponibilité. Sur ce, nous vous souhaitons une bonne suite de votre parcours dans le monde de la littérature.

C’est moi qui vous remercie.

UNE CURE D'AMOUR

Editeur : MEDIASPAUL-Kinshasa (RDC)
ISBN : 978-2-7414-1052-2
Pages : 112
Collection : littérature
Parution : décembre 2016
Prix (à Kinshasa): 5000 FC

Christian DINO BATSI est congolais (R.D.Congo). Gradué en philosophie de la Faculté Saint Pierre Canisius de Kinshasa - Kimwenza (Université Loyola du Congo). Il chemine dans la Société Missionnaire de Saint Paul.

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