Feuillet dominical
Jésus, le Pasteur par excellence !
Chers frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le quatrième dimanche de Pâques de l’année liturgique C et qui est aussi appelé dimanche du Bon Pasteur. Et en ce jour, l’Eglise célèbre la cinquantième journée mondiale de prière pour les vocations. Nous sommes donc invités à prier pour que Dieu suscite de nombreuses vocations dans son Eglise afin qu’elle obtienne de saints pasteurs qui l’aident à répandre la Bonne Nouvelle du salut dans le monde entier. Car, comme le disait le bienheureux Jacques Alberione, « avoir de saints pasteurs d’âmes est le plus grand bien de l’Eglise et des âmes elles-mêmes. Le pasteur est saint dans la mesure où il imite Jésus Christ qui a dit : ‘Je suis le Bon Pasteur’ ».
Je suis le Bon Pasteur : Dans la péricope de l’évangile de ce jour tirée de Jn 10, 27-30, Jésus se présente à nous comme le Bon Pasteur. Tout le long de ce dixième chapitre de l’évangile selon Saint Jean, il se décrit le plus souvent à ce titre-là. Et cela se confirme par son attitude envers ses brebis qui sont en fait ses disciples. Quatre verbes marquent cette relation du Bon Pasteur avec ses brebis : écouter, suivre, connaître et donner la vie. En Jn 10, 27-28 il dit : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle… ». Un peu plus avant en Jn 10, 11 il disait : « le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » ; puis en Jn 10, 14 : « Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ». Décidément, cette répétition et/ou insistance a quelque chose de profond pour nous les chrétiens. Jésus en effet est notre Bon Pasteur et tout le mystère pascal que nous sommes en train de célébrer nous le prouve à suffisance. Ainsi qu’il l’avait promis, Jésus a donné sa vie en mourant sur la croix pour nous sauver, nous ses brebis. Il nous revient de nous comporter comme ses vrais disciples qui écoutent sa voix et la suivent, qui le connaissent et qui soient en même temps prêts à donner leur vie pour la cause de l’Evangile.
Ecouter le Christ : Le vrai disciple de Jésus est celui qui l’écoute. Ecouter, avkou,w du grec, peut renvoyer aussi à entendre, apprendre de, comprendre, etc. Pour se comporter en disciple de Jésus, nous devons bien l’écouter et donc bien apprendre de lui. Les évangiles nous parlent de sa vie et de tout ce qu’il nous apprend en tant que notre Maître, mais malheureusement nous n’avons pas toujours les dispositions requises pour la bonne écoute. Et c’est de la que tout part et qui fait que nous ne nous comportons pas comme les chrétiens devraient se comporter. Voilà pourquoi nous scandalisons parfois et nous posons des actions que les chrétiens ne devaient pas faire au nom de l’évangile du Christ. Jésus que nous devons écouter, est un vrai modèle de celui qui écoute. Il n’a jamais cessé d’écouter le Père qu’il avait envoyé nous sauver de nos péchés, à nous de faire de même.
Suivre le Christ : écouter et suivre vont ensemble. Pour écouter le Christ, il faut le suivre aussi. Suivre, avkolouqe,w du grec, peut renvoyer aussi à accompagner et suivre comme disciple. Nous ne pouvons pas être des disciples sans la « sequela Christi » ; et cela nous exige beaucoup. Un moine de l’Eglise d’Orient parlant de la suite du Christ disait : « D’abord : ne pas être là où Jésus n’est pas, ne pas aller où il ne saurait aller. Puis aller là où il va. Y aller avec lui. Ne pas suivre à distance, mais près de lui. Ne pas prétendre le devancer et aller plus vite que lui. Marcher derrière lui, humblement. Ne pas se préoccuper d’autre chose que de suivre ». C’est à cela que nous sommes appelés en ce dimanche.
Écrit par Gillon
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