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La campagne lancée par Internews pour sensibiliser sur la liberté de la presse en RDC, dans son projet « Libres et responsables : protéger la liberté des médias pour le débat démocratique en RDC » est non seulement importante à l’heure où la RDC traîne le pas vers les élections mais aussi et surtout parce que la liberté des médias est l’une des expressions de la démocratie, l’une des composantes essentielles à l’instauration d’un Etat de droit. Il va s’en dire qu’aujourd’hui plus que jamais, et il faut le répéter, le garanti de la liberté de la presse est l’un des éléments essentiels à existence de la démocratie.

Ce que l’Association des Médias en Ligne (MIL-RDC) exprime autrement: «une presse responsable et professionnelle utilise ses droits pour m’offrir une information de qualité. Le droit de dire et d’imprimer tout ce que l’on pense est le droit de tout homme libre ». Démocratie et communication s’entrelacent dans la constitution de la liberté malgré que les deux soient en train de passer par de profondes transformations. Si dans la Grèce antique, la parole devait être donnée librement à tout citoyen sur la place publique pour exprimer son opinion sur la question de la cité, avec la modernité, l’avènement de l’imprimerie, de la radio et télévision a basculé les formes de communication. Force est de remarquer qu’actuellement, l’internet impacte profondément voire bouleverse la façon de prendre la parole et de communiquer. Et dans cet élan, priver un média de son droit d’informer, c’est ignorer l’un des plus grands piliers de la démocratie : la liberté de la presse.

Ce qui peut conduire à une désinformation qui détourne l’information à donner à l’opinion publique. D’où, s’en suit la destruction de l’opinion publique. Conséquence logique des problèmes structurels de la société qui vit de la violence, de l’autoritarisme, de l’enrichissement d’un groupe de personnes qui empêchent la croissance et l’approfondissement de la démocratie et l’expression de la liberté des médias. Cette liberté d’informer l’opinion publique et d’interpréter librement les informations quotidiennes.

Aujourd’hui, je dis « oui » à la liberté des médias en RDC.

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